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REGISTRES DU BUREAU
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[i565]
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DCCI. — Remonstrances faictes par la Ville pour les saillies des maisons. Response faicte par le Roy ausd, remonstrances.
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21 mars i565. (H i784, fol. 3o3 r°.)
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Du xxi" Mars mil vc lxiiii.
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neurs et hospitaulx, qui n'ont le pouvoir de survenir aux fraiz qu'il conviendra faire, et ne pensant abattre que lesd, saillyes, fauldra abattre plusieurs maisons et les rediffier tout de neuf, à cause de quoy seroient contrainctz les vendre et à vil pris, lesquelles maisons pourroient servir encores cent ans ; et aussi à cause des démolitions qu'i fauldra mectre par les rues, le commerce de la marchandise cessera et la commodité du passaige, qui sera la totalle ruyne de vostred. Ville; par quoy, Sire, il plaira à Vostre Majesté de donner ausd, habitans quelque temps pour faire abattre et rediffier leursd, maisons qui ne sont point en peril eminent, leur faire permectre les faire rediffier et bastir selon la commodité, soit de boys ou autre matiere, au moyen qu'il y a plusieurs maisons ou il n'y a pas grand lieu, et principallement es rues marchandes, qui ne se pourroient accommoder à les bastir de pierre, et que les porteaulx et pans de boys desd, maisons soient retirez et redressez pour soulager vosd. habitans, attendu le temps qui s'est presenté depuis quatre ans et se presente, et pendant led. temps qu'il plaira à Vostre Majesté donner, que les maisons qui se trouverront en peril eminent soient abastues et redifliées les unes après les autres, selon la commodité desd, habitans, et ilz continueront prier Dieu pour vostre noble prosperité et santé, n
Et au dessoubz est escript ce qui ensuict : "Le Roy desirant bien et favorablement traicter les supplians comme ses bons et loyaulx subjectz, leur a accordé et octroyé prolongation de delay pour abattre lesd, saillyes jusques à la feste de Toussainctz prochaine, à la charge qu'ilz seront tenuz faire ref-faire les devans des maisons, dont seront abattues lesd, saillyes, de pierre de taille ou moillon, avec
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Au jour d'huy, monsr le mareschal de Montmorency, Gouverneur de Paris, a mandé Messieurs les Prevost des Marchans et Eschevins de lad. Viile, ausquelz il a baillé les lectres envoyées par le Roy, dont la teneur ensuict :
Au Roy.
Sire,
"Voz tres humbles serviteurs, manans et habitans de vostre bonne ville de Paris, vous remonstrent en toute humilité que par cy devant il a pleu à Vostre Majesté ordonner qué toutes les saillyes des maisons, tant bonnes que mauvaises de vostred. Ville, seroient couppées et abattues, ce qui a esté faict autant que faire a esté possible et que le temps l'a permis; et à faulte de totallement n'avoir satisfaict, Vostre Majesté a faict mander au Prevost de Paris, ou son Lieutenant, d'envoyer maçons et charpentiers pour faire abattre toutes lesd, saillyes pour tout ce present mois de Febvrier, qui est au grand prejudice desd, manans et habitans de vostred. Ville et à eulx impossible, attendu le grand nombre desd, saillyes; aussi qu'il ne se pourroit trouver matiere ny materiaulx, charpentiers, maçons et autres ouvriers pour y satisfaire, tant à cause des fortiffications de lad. Ville qui couslent par chascun an ausd, manans et habitans, des bastimens qui se font pour Vostre Majesté et du pallais de la Royne, vostre mere, que plusieurs bastimens particulliers necessaires, de maniere que ce qui valloit par cy devant vingt solz coustent soixante solz, et abattant toutes lesd, saillyes, monteroit à pris excessif'1), importables à toutes personnes, joinct que une grande partye desd, maisons, où sont lesd, saillyes, appartiennent à femmes vefves, enfans mi-
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O Suivant une requête présentée, le 11 octobre 1565, à la Chambre des vacations par le procureur général du Roi au sujet de la police des métiers, "les maçons, charpentiers et couvreurs de maisons avoient si fort renchery leurs ouvraiges que ceulx qui ont à faire bastimens et reparer leurs maisons sont contrainctz de laisser lesd, maisons en ruyne pour n'avoir les moyens de fournir le pris si excessif qu'ilz demandent desd, ouvraiges, lesd, artizans manouvriers s'excusent dud. pris excessif sur les manouvriers qui ont doublé le sallaire de leurs journées, chose qui tourneroit à grand prejudice et dommaige pour les subjeclz du Roy, s'il n'y estoit pourveu-. Les officiers du Châtelet furent chargés de convoquer tous les maîtres jurés des métiers de charpenterie, maçonnerie et couverture pour prendre leur avis au sujet des prix excessifs des denrées et salaires des artisans et ouvriers. (Archives nationales, Parlement de Paris, X" i6i4, fol. 435 v°.)
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